Thématiques

La première journée de cette deuxième édition de l’École d’Été sera consacrée à la migration dans le contexte de l’Agenda 2030 : la relation entre la migration et les Objectifs de Développement Durable (ODD), ainsi que la façon dont la migration s’insère dans les différents axes de développement durable.
Nous verrons également comment les différentes problématiques soulevées au cours des différentes présentations de la semaine peuvent être reliées aux objectifs pour le développement durable.
Cette journée comprendra aussi une session relative à l’introduction des concepts et terminologies clés sur la migration, selon la perspective du droit international.

La Tunisie est traditionnellement un pays d’émigration. Depuis les événements de 2011, le profil migratoire de la Tunisie s’est cependant transformé. Aujourd’hui, la Tunisie est un pays d’émigration, d’immigration et de transit et doit faire face à de nouveaux défis en termes de gouvernance de la migration. Aussi, cette journée portera sur les enjeux migratoires dans le contexte méditerranéen ainsi que sur les transformations des pratiques et problématiques migratoires, notamment liées aux évolutions politiques dans la région.

Cette troisième journée rompra avec le rythme des conférences et ateliers : en matinée, de nombreuses associations et institutions actives dans la migration viendront échanger et débattre de leurs projets avec les participants. L’après-midi, une visite de terrain sera l’occasion de découvrir le projet professionnel innovant d’un Tunisien de retour après une expérience migratoire.

La Tunisie possède une diaspora importante dont la plus grande partie vit en Europe, majoritairement en France. Nous discuterons des défis d’intégration auxquels les Tunisiens résidents à l’étranger font face dans le pays d’accueil ainsi que de l’implication de la diaspora tunisienne dans son pays d’origine. En effet, la diaspora apparaît comme un soutien extérieur efficace à plusieurs niveaux, et investir dans la diaspora au sens large est une des stratégies adoptées par le gouvernement tunisien pour encourager le développement du pays. La question
de la migration des compétences sera également abordée : quels rôles, positifs et négatifs, la circulation des compétences peut-elle jouer dans le développement de la région?
Nous étudierons également les défis identitaires et d’intégration des migrants en Tunisie. Quels sont les efforts que le pays d’accueil, la Tunisie, devrait mettre en place pour favoriser l’intégration des migrants en Tunisie et quelles sont les opportunités qui pourraient être valorisées ?

MIGRATION ET DÉVELOPPEMENT

A une époque de mobilité humaine sans précédent, il est important de comprendre les liens qui sous-tendent la migration et le développement et de prendre des mesures pratiques pour que la migration s’intègre davantage dans une démarche de développement et devienne un indicateur du développement régional et national. Il s’agit ainsi de sortir d’une vision négative de la migration et de souligner les impacts positifs que la migration peut avoir sur le développement social,
financier, culturel et humain. Les migrations internationales peuvent contribuer à la croissance et à la prospérité des pays d’origine et de destination, et profiter aux migrants eux-mêmes.
Le potentiel de la migration sur le développement a pris une importance grandissante dans les actions de la coopération internationale et des gouvernements dans plusieurs régions du monde. Des actions et des programmes divers sont mis en place afin d’oeuvrer à la bonne gestion des impacts de la migration sur le développement et d’en saisir toutes les opportunités.

MIGRATION ET GENRE

Historiquement, la migration a majoritairement été analysée comme un phénomène masculin duquel les femmes étaient exclues. Or, la migration féminine représente aujourd’hui une part importante des mouvements migratoires au niveau global. Ce phénomène concerne également la Tunisie. D’un point de vue juridique, la femme migrante a pendant longtemps été considérée comme acteur passif du phénomène migratoire : soit comme membre de la famille, soit comme l’épouse qui rejoignait le mari dans le lieu d’immigration. A l’heure actuelle, beaucoup de femmes
tunisiennes émigrent seules pour le travail et sont devenues elles-mêmes initiatrices du regroupement familial. La féminisation de la migration façonne également l’immigration en Tunisie. Les femmes représentent une part importante des migrants en Tunisie. Cette avant-dernière journée permettra également de mieux comprendre le concept du genre, sa définition et sa relation avec la migration.

Lors de cette dernière journée, nous évoquerons le cadre juridique de la protection des migrants et des réfugiés, en nous penchant également sur la façon dont l’Europe répond à ses obligations de protection. Nous examinerons également le cadre juridique et institutionnel pour la prise en charge des migrants en Tunisie. En effet, le profil migratoire de la Tunisie a subi des transformations importantes à la suite des révolutions arabes. La Tunisie est devenue à la fois un pays clé d’émigtion mais également de destination et de transit. Le pays se retrouve aujourd’hui confronté à de nouvelles problématiques en termes de prise en charge des migrants. Ces transformations et ces nouveaux défis nécessitent une réévaluation du système de protection légale et sociale actuelle pour une meilleure inclusion des personnes migrantes en Tunisie.
Cette sixième journée s’achèvera par une cérémonie de clôture et la remise des certificats aux participants par la direction de l’OIM Tunisie et de l’INTES.

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